La rive africaine de la Mer Rouge et de l'Océan Indien occidental au Ier siècle de notre ère, vue par l'auteur anonyme du Périple de la mer Erythrée
2009
Gwendoline PLISSON

Extrait de : "L'Antiquité vue par les voyageurs (édition électronique)"
Sous la direction de François BARATTE ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Claire BARAT, Cécile DESLANDES, Bernard DOUMERC, Jean-Pierre GRELOIS, Céline GUILMET, Lucile HAGUET, Jean LACROIX, Pascale LINANT DE BELLEFONDS, Gwendoline PLISSON, Virginia SALAMANQUES PEREZ, Esther SANCHEZ-MEDINA, Zinovia VERGHIS
Paris, Éditions du CTHS
2009
p. 107-122
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Les rives de la mer Rouge, ainsi que la côte africaine de l'océan Indien, ont été explorées dès le IIIe millénaire BC par les Egyptiens et les Phéniciens. Certaines inscriptions égyptiennes décrivent le fabuleux pays de Pount, d'où les Egyptiens rapportaient or, électrum, ivoire, encens, myrrhe, peaux de léopards... Il faut attendre les récits d'Hérodote, au Ve siècle BC, pour voir se dessiner ces régions sous la plume d'un voyageur étranger. Le récit le plus complet se rapportant à l'état des rives de la mer Rouge et de l'océan Indien dans l'Antiquité est celui écrit par un auteur anonyme, au Ier siècle de notre ère, sous le titre Le Périple de la mer Erythrée. Marchand et voyageur, cet auteur décrit dans le détail les populations, les villes portuaires et les monuments qu'il rencontre sur son trajet. L'existence de certaines des villes mentionnées dans le Périple a été confirmée par les fouilles, tandis que d'autres restent encore impossibles à localiser dans l'état actuel des recherches.