Images diurnes et nocturnes de l’au-delà céleste dans l’Ancienne Égypte
2010
Bernard Arquier

Extrait de : "Imaginer et représenter l'au-delà (édition électronique)"
Sous la direction de Pierre-Yves LE POGAM ; 132e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Arles 2007

Tomaso Di FRAIA, Bernard ARQUIER, Nadine GUILHOU, Martin GALINIER, Claude CAROZZI, Pierre-Yves LE POGAM, Marlène DELSOUILLER, Jean-Pierre SUAU, Yannick FRIZET, Bernard COUSIN
Paris; Éditions du CTHS
2010
p. 23-29
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Dans l’ancienne Égypte, le devenir céleste du défunt est pour partie fondé sur la croyance en un monde céleste où la vie éternelle se déroule auprès des astres et selon leur cycle. Cet univers astral associé à l’au-delà post-mortem inclut une notion de permanence qui se traduit dans sa mise en images. Entre leur apparition à la vue des vivants et leur disparition, le soleil et les étoiles continuent leur vie sous une autre forme issue de l’imaginaire. Cette double image diurne et nocturne de l’au-delà céleste semble effective en Égypte, d’où une représentation précise de ces deux états à la fois réels et fictifs. Le parcours du soleil durant le jour et ses transformations durant la nuit sont bien attestés par de multiples documents. Mais une fois le soleil levé, les étoiles ne disparaissent pas complètement. Elles sont toujours présentes, selon la pensée égyptienne, pendant cette partie diurne du nycthémère, alors qu’elles ne sont momentanément plus visibles dans la lumière du soleil. Leur réapparition au couchant rassure et conforte cette image cyclique d’un au-delà céleste garant de la continuité et de l’éternité. Nous nous attacherons, à travers les différentes représentations de Mesekhtyou dans les tombes royales et les différentes listes de décans, à montrer la réalité d’une double imagerie de l’au-delà stellaire