Aristocratie, anthroponymie et dominium en Quercy et Toulousain (xie-xiie siècle)
2011
Didier Panfili

Extrait de : "Écrire le nom (édition électronique)"
Sous la direction de Benoît Cursente et Marie-Rose Simoni-Aurembou ; 134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009

Marija Stankovska-Tzamali, Didier Panfili, Patrice Beck, Benoît Cursente, Bernadette et Philippe Rossignol, Michel André Rateau, Jean-Claude Bouvier, Xavier Ravier, Sébastien Nadiras

Éditions du CTHS
2011
p. 21-34
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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L’anthroponymie a connu au cours de ces vingt dernières années des progrès considérables qui ont fait d’elle un champ à part entière de l’histoire sociale, politique et idéologique. Centré sur le Quercy et le Toulousain des xie - xiie siècles, l’objet de cet article est de montrer que le nom et sa reconnaissance sont des facteurs de domination de l’aristocratie sur les paysans mais aussi de hiérarchisation sociale au sein de cette aristocratie. En prenant appui sur une série d’étude de cas, les liens étroits entre dévolution du nom et dévolution du pouvoir sont mis en exergue : réitération d’un même nom dans une même fratrie dans des circonstances particulières, diffusion et restriction du surnom toponymique, hyper spatialisation du nom, transfert d’un nom au gendre, et rôle des femmes dans la transmission du nom et du pouvoir. L’impact de l’espace apparaît déterminant, renforce le concept de topolignée et conduit à s’interroger sur une « déparentalisation de liens sociaux ».