1848 : la dernière grande entreprise d’attribution de patronymes. L’exemple de la Guadeloupe
2011
Bernadette et Philippe Rossignol

Extrait de : "Écrire le nom (édition électronique)"
Sous la direction de Benoît Cursente et Marie-Rose Simoni-Aurembou ; 134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009

Marija Stankovska-Tzamali, Didier Panfili, Patrice Beck, Benoît Cursente, Bernadette et Philippe Rossignol, Michel André Rateau, Jean-Claude Bouvier, Xavier Ravier, Sébastien Nadiras

Éditions du CTHS
2011
p. 56-71
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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En 1794, la première abolition de l’esclavage dans les colonies françaises ne donna pas lieu à l’attribution de patronymes. En revanche, la seconde abolition, en 1848, est à l’origine d’une vaste entreprise d’attribution de noms de famille, initiée dès les années 1830 avec la généralisation des affranchissements et prolongée jusqu’à la fin des années 1850.
En prenant l’exemple de la Guadeloupe, nous voyons quels règlements présidèrent, ou pas, à l’établissement des registres de nouveaux libres, comment se fit le passage entre les registres d’esclaves et ces nouveaux registres, selon quel processus et par qui les noms furent donnés. En prenant des exemples dans l’état civil, avant et après l’abolition, nous tentons de déterminer les principales catégories de noms attribués et nous étudions leur transmission ou leur disparition dès la première génération.
Nous évoquons aussi l’évolution récente de la population antillaise quant à cette connaissance de l’origine de ses patronymes.