Une vie musicale à l’imitation de l’Ancienne-France
2011
Élisabeth Gallat-Morin

Extrait de : "Chant, musique, danse, instruments : échanges culturels entre Nouvelle et Ancienne-France (édition électronique)"
Sous la direction de Marie-Barbara Le Gonidec ; 133e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Québec 2008

Jean-Pierre Pinson, Élisabeth Gallat-Morin, Gilles Plante, Linda Guidroux
2011
p. 21-28
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Contrairement à la musique religieuse, peu de partitions de la musique jouée en société ont survécu en Nouvelle-France. Les inventaires après décès comblent cette lacune en énumérant les livres et les instruments de musique appartenant aux nobles et aux marchands aisés. L’examen de ces documents révèle qu’une vingtaine de ces marchands vivent près l’un de l’autre autour de la place Royale à Québec. Bien qu’aucun document ne l’atteste, il est plus que probable que ces amateurs se réunissent pour faire de la musique ensemble. Les œuvres musicales mentionnées dans leurs inventaires (des compositeurs Nicolas Renier, Nicolas Bernier, Jean-Baptiste Lully, Charles-Louis Mion, Marin Marais, entre autres) sont les mêmes que celles qui sont à la mode dans les salons des capitales des provinces françaises, et sur les mêmes instruments (viole, clavecin, orgue de chambre, guitare). Québec est, musicalement, le miroir de l’Ancienne-France.