Le chapitre et les chanoines de Bordeaux vers 1200-1230
2011
Françoise Lainé

Extrait de : "La Construction de la mémoire : de l'hommage posthume à la prosopographie (édition électronique)"
Sous la direction de Henri Bresc
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Textes de Françoise Lainé, Hélène Millet, Willy Morice, Vincent Tabbagh, Laurent Vallière, Charles Vulliez
Éditions du CTHS
2011
p. 27-38
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Un registre combinant censier, obituaire (vers 1230-1235) et recueil d’actes (vers 1160-1235) représente le premier vestige notable des archives de Saint-André de Bordeaux. L’identification des clercs cités dans l’obituaire soulève les difficultés classiques liées à l’usage du nom unique en milieu clérical. On entrevoit un chapitre correspondant mal, vers 1200-1230, à la communauté régulière voulue par l’archevêque Geoffroi du Loroux en 1145.
Il y a encore des échanges de célébrations pour les défunts avec des abbayes extérieures au diocèse (La Couronne, Sablonceaux, Saint-Orens), mais les inscriptions dans l’obituaire dénotent plutôt un réseau de relations individuelles avec des ecclésiastiques de la province passés par le chapitre, et surtout avec le clergé du diocèse et des parents de chanoines d’origine locale. La seule exception notable tient à l’influence de l’archevêque Hélie de Malemort, issu d’une famille noble du Limousin.