L’humanité primitive et la notion de sauvage dans le Traité d’Agatharchide et la Bibliothèque Historique de Diodore de Sicile : étude des emplois de l’adjectif thêriôdês
2011
Xavier Corde

Extrait de : "Perception de l'altérité culturelle et religieuse (édition électronique)"
Sous la direction de Liliane Kuczynski et Claudine Vassas ; 130e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, La Rochelle, 2005

Françoise BAYARD, Karine SALOME, Gérard BODE, Michel RASPAUD, Özkan BARDAKCI, Jean-Pierre FARGANEL, Xavier CORDE, Caroline LEHNI, Marie-Pierre DAUSSE, Corinne MARACHE, Emmanuel FILHOL, John Patrick GREENE, Eric ROULET, Liliane KUCZYNSKI, Jacques de CAUNA
Paris, Éditions du CTHS
2011
p. 87-96
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Diodore de Sicile rapporte, au livre III de sa Bibliothèque Historique, une version du Traité sur la mer Rouge d’Agatharchide. Le Traité véhicule des images d’hommes vivant comme des bêtes sauvages, en particulier chez les peuples chasseurs des confins. Nous étudions leurs descriptions à travers le lexique désignant le sauvage dans la version du Traité rapportée par Diodore, mais également en le comparant avec ceux des autres versions d’une part, et celui de la Bibliothèque Historique d’autre part. L’examen des différentes valeurs de l’adjectif thêriôdês permet de saisir une altérité spatiale, mise en valeur dans les trois versions du Traité, mais aussi temporelle : ainsi le mode de vie des peuples les plus sauvages est-il décrit comme celui des premiers hommes. Cette dernière conception, relative à l’histoire culturelle, et à laquelle fait référence l’expression thêriôdês bios, apporte un nouvel éclairage aux descriptions transmises dans le livre III de la Bibliothèque Historique.