Formation et évolution d’un paysage de terrasses, depuis le Moyen Âge à l’actuel, dans la montagne brûlée de Rodès (Pyrénées-Orientales)
2011
Aymat Catafau, Michel Martzluff et Olivier Passarrius

Extrait de : "Le Paysage et l'Archéologie : méthodes et outils de la reconstitution des paysages (édition électronique)"
Sous la direction de Marie-Françoise Diot
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Frédéric Alexandre, Florian Basoge, Aymat Catafau, Émilie Cavanna, Christophe Cloquier, Tomaso Di Fraia, Philippe Fajon, Alain Génin, Michel Godron, Jean-Marc Hoeblich, Séverine Hurard, Michel Martzluff, Olivier Passarrius, François-Xavier Simon, Alain Tabbagh.
Éd. du CTHS
2011
p. 19-32
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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En août 2005, un incendie détruisit environ 2 000 hectares de forêt et de maquis entre la montagne de Rodès-Montalba (Pyrénées-Orientales). Tout un paysage de terrasses accrochées aux pentes dominant la Têt et ses affluents a été révélé. Ces murettes, associées à des cabanes en encorbellement, des chemins empierrés, de grands murs courant sur les crêtes forment un paysage minéral façonné par les hommes, dont l’aspect archaïque a entraîné bien des interprétations hasardeuses ou farfelues depuis un siècle. Pour comprendre ce paysage et en dater la formation et les évolutions, nous avons mis en place des prospections archéologiques systématiques, liées à l’étude des archives et des cadastres. Ces éléments et l’observation attentive des méthodes de taille de la pierre et de construction en pierre sèche nous ont permis d’établir une proposition de chronologie de la formation de ces paysages : les aménagements du Moyen Âge autour d’un village disparu, les constructions des premiers cortals (enclos à bétail) et des premières cabanes à partir du XVe siècle et durant l’époque moderne, enfin la mise en culture systématique des pentes au XIXe siècle, vite suivie de leur abandon.