Des lacs aux chinampas : apports documentaires français pour une restitution des paysages de la dépression de Mexico du XVIe au XIXe siècle
2011
Christophe Cloquier et Jean-Marc Hoeblich

Extrait de : "Le Paysage et l'Archéologie : méthodes et outils de la reconstitution des paysages (édition électronique)"
Sous la direction de Marie-Françoise Diot
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Frédéric Alexandre, Florian Basoge, Aymat Catafau, Émilie Cavanna, Christophe Cloquier, Tomaso Di Fraia, Philippe Fajon, Alain Génin, Michel Godron, Jean-Marc Hoeblich, Séverine Hurard, Michel Martzluff, Olivier Passarrius, François-Xavier Simon, Alain Tabbagh.
Éd. du CTHS
2011
p. 79-93
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Nichée au cœur d’une cuvette d’altitude devenue trop exiguë au fil des siècles, la ville de Mexico n’était, au moment de la conquête espagnole, qu’un îlot urbain posé sur un des cinq lacs de la dépression. Au cours du temps, différentes actions anthropiques contribuèrent à assécher les lacs et à remblayer les plages lacustres, au point de créer de véritables zones flottantes de cultures : les chinampas.
L’évolution de ces marais agricoles aménagés, si particuliers, est principalement fondée sur des études environnementales et ethnographiques. Toutefois, elle peut également être reconstituée au moyen d’informations issues de sources documentaires françaises méconnues, datées du XVIe au XIXe siècle.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, ces sources documentaires offrent des perspectives de restitution des paysages diversifiées et surprenantes, principalement grâce à la richesse des cartes et des plans, en dépit de la ténuité des informations à caractère environnemental.