L’umanizzazione del paesaggio fra rispetto dell’ordine naturale e volontà di affermazione identitaria : il caso del megalitismo preistorico nell’arcipelago di La Maddalena (Sardegna)
2011
Tomaso Di Fraia

Extrait de : "Le Paysage et l'Archéologie : méthodes et outils de la reconstitution des paysages (édition électronique)"
Sous la direction de Marie-Françoise Diot
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Neuchâtel, 2010
Textes de Frédéric Alexandre, Florian Basoge, Aymat Catafau, Émilie Cavanna, Christophe Cloquier, Tomaso Di Fraia, Philippe Fajon, Alain Génin, Michel Godron, Jean-Marc Hoeblich, Séverine Hurard, Michel Martzluff, Olivier Passarrius, François-Xavier Simon, Alain Tabbagh.
Éd. du CTHS
2011
p. 95-113
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Nelle isole di La Maddalena e Caprera è stato scoperto un numero impressionante di costruzioni in pietra a secco, spesso megalitiche. Si tratta di pseudodolmen, di muri molto lunghi, di ripari sotto roccia murati e di altri tipi di costruzione, oltre a parecchi vani rettangolari o ellittici e a un grande complesso rettangolare lungo 120 metri. Gli pseudodolmen (ventotto), che utilizzano molte rocce naturali come montanti, erano certamente luoghi di sepoltura, anche se finora non sono stati trovati resti scheletrici (ma non è stato effettuato ancora nessuno scavo), e possono essere attribuiti all’età dei metalli sulla base di confronti con altre costruzione della Sardegna settentrionale. Anche i recinti, circolari o irregolari, spesso sfruttano gli affioramenti naturali. I muri, che almeno in due casi sono lunghi più di 500-600 metri e privi di diramazioni, sono diversi dai moderni muri a secco soprattutto perché composti in gran parte da pietre medie o grandi, spesso disposte di taglio e talora distese. Tali muri non dovevano superare il metro di altezza e pertanto non potevano costituire una barriera efficace né per gli uomini, né per gli animali ; forse erano dei segnali per delimitare determinate aree. Il fatto che alcuni muri corrono presso recinti megalitici, vani rettangolari e ripari sotto roccia, alcuni dei quali sicuramente frequentati nella preistoria, suggerisce possibili collegamenti. Recentemente sono state scoperte almeno otto capanne ellittiche, i cui muri, conservati in qualche tratto fino a 160-170 centimetri di altezza, mostrano una lieve curvatura verso l’interno. Infine vi sono anche ciste e tumuli rettangolari.
Tutte queste costruzioni sono state realizzate con pietre assolutamente non lavorate e sfruttando spesso gli affioramenti naturali, come se i costruttori preistorici volessero assecondare e completare la natura. In altre parole i gruppi umani che intendevano modificare e arricchire il paesaggio naturale credevano di poterlo fare soltanto rispettando determinate condizioni imposta dalla natura stessa.

Dans les îles de La Maddalena et de Caprera, nous avons découvert un nombre impressionnant de constructions en pierres sèches, souvent mégalithiques. Il s’agit de pseudo-dolmens, de murs très longs, de petits enclos, d’abris sous roche murés et d’autres types de constructions en plus de plusieurs pièces rectangulaire ou elliptiques. En outre, nous connaissons un grand complexe avec une enceinte rectangulaire longue de 120 mètres. Les pseudo-dolmens (vingt-huit) utilisent des roches naturelles comme montants sur un ou deux côtés ; on ne peut supposer qu’un emploi funéraire, même si jusqu’à présent nous n’avons pas trouvé de restes squelettiques. Toutefois, nous n’avons pas encore réalisé de fouilles ; pour la datation, on peut proposer une attribution aux âges du cuivre et du bronze, surtout sur la base de la ressemblance avec d’autres structures du Nord de la Sardaigne. Les enclos, irréguliers ou circulaires, ont l’axe majeur/diamètre d’une longueur de 8 à 13 mètres et associent des protubérances naturelles à des éléments mis en œuvre par les hommes. Les murs, qui en deux cas dépassent 500-600 mètres de long et sont dépourvus de bifurcations, tracent des parcours plutôt étranges et ont une typologie tout à fait différente de celle des murs en pierres sèches modernes ; eux sont composés principalement de pierres moyennes ou grandes, souvent disposées de chant mais quelquefois étendues. Les murs devaient probablement être hauts de 1 mètre maximum. Ces murs, qui ne trouvent aucune comparaison dans d’autres sites, ni de la Sardaigne, ni de la Corse, ne semblent pas pouvoir constituer une barrière efficace, ni pour les hommes ni pour les animaux : s’agit-il de marqueurs symboliques ? Le fait que plusieurs murs courent près d’enclos mégalithiques, de pièces rectangulaires ou d’abris sous roche – dont quelques-uns ont sûrement été fréquentés pendant la préhistoire – suggère de possibles liens. Nous avons récemment découvert les restes d’au moins huit cabanes elliptiques ; le profil du mur, conservé dans quelques traits jusqu’à 160-170 centimètres, montre une légère courbure vers l’intérieur. Enfin, il y a aussi des coffres et de petits tumulus rectangulaires.
Toutes les constructions ont été réalisées avec des pierres qui ne sont ni ébauchées ni taillées et en utilisant au mieux les affleurements et les saillies rocheuses, comme si les constructeurs préhistoriques voulaient seconder et compléter la nature. En d’autres mots, les groupes humains qui avaient l’intention de modifier et d’enrichir le paysage naturel croyaient ne pouvoir le faire qu’en respectant certaines conditions imposées par la nature elle-même.

(Texte en italien)