Le naturaliste François Péron (1775-1810), de la gloire à l’oubli
2012
Jacqueline Goy

Extrait de : "Les Oubliés de l'histoire (édition électronique)"
Sous la direction de Régis Bertrand et Jean Duma
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Textes de Germaine Aujac, Armelle Bonin-Kerdon, Mylène Costes, Pascal Even, Xavier Gélinas, Stéphane Gomis, Jacqueline Goy, Marie-Claire Groessens-Van Dyck, Monique Gros, Roger Hanoune, Albert Hesse, Aurore Hillairet, Olivier Justafré, Katia Khemache, Gillette Labory, Philippe Mainterot, Maurice Messiez, Catherine Ngefan, Nathalie Pelier, Monique Pelletier, Gilbert Pilleul, Jacques Puyaubert, Michel Tanase, Hervé Terral, Anne-Marie Touzard, Claudy Valin, Olivier Vernier, Régis Verwimp, Michèle Virol, Jean-Roger Wattez
Éditions du CTHS
2012
p. 37-41
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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La notoriété de François Péron peine à retrouver son aura des années d’Empire. La carrière de Péron commence lors de l’expédition aux Terres australes en 1800. Il y révèle ses compétences en zoologie par ses descriptions minutieuses des espèces récoltées. Dès le retour en 1804, il présente ses résultats à l’Académie des sciences puis publie le récit du voyage. Jusque-là, il est dans la tradition des grands explorateurs.
Le ton change avec l’étude des méduses en 1808. La richesse de sa collection le contraint à opérer des assemblages par affinités morphologiques pour définir les espèces. Il sélectionne des caractères et il les hiérarchise, et son étude est la première classification de ces animaux, isolés par l’originalité du plan de symétrie radiaire. Or, il ne se contente pas de classer sa propre collection, il l’insère dans l’inventaire des espèces déjà connues dont il fait l’analyse. Les naturalistes ne comprendront pas l’intérêt de ce travail, heureusement réhabilité par Ernst Haeckel à la fin du XIXe siècle.