Maxime Viallet (1922-2002), l’homme de la montagne
2012
Maurice Messiez

Extrait de : "Les Oubliés de l'histoire (édition électronique)"
Sous la direction de Régis Bertrand et Jean Duma
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Textes de Germaine Aujac, Armelle Bonin-Kerdon, Mylène Costes, Pascal Even, Xavier Gélinas, Stéphane Gomis, Jacqueline Goy, Marie-Claire Groessens-Van Dyck, Monique Gros, Roger Hanoune, Albert Hesse, Aurore Hillairet, Olivier Justafré, Katia Khemache, Gillette Labory, Philippe Mainterot, Maurice Messiez, Catherine Ngefan, Nathalie Pelier, Monique Pelletier, Gilbert Pilleul, Jacques Puyaubert, Michel Tanase, Hervé Terral, Anne-Marie Touzard, Claudy Valin, Olivier Vernier, Régis Verwimp, Michèle Virol, Jean-Roger Wattez
Éditions du CTHS
2012
p. 59-68
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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La vallée de Beaufort, en Savoie, tire un réel prestige de ses alpages bien conservés, de ses tarines, une race de vache adaptée à la montagne, et de son fromage, le beaufort, promu « prince des gruyères ». Pourtant, au milieu du XXe siècle, son agriculture de montagne, toute de subsistance, est sur le point de sombrer face au développement des productions agricoles spéculatives de la plaine. Le vieux système agropastoral, confronté aux grands travaux des barrages, à l’extension des stations de ski, se trouve en perdition et la vie permanente dans la montagne avec lui. C’est alors qu’un des plus modestes alpagistes, Maxime Viallet, militant de la Jeunesse agricole chrétienne, appelle à sauver l’activité locale par la promotion du beaufort. Il crée une coopérative laitière, met en place une politique exigeante de qualité qui lui permet d’obtenir une appellation d’origine contrôlée, se soucie de la préservation du paysage humanisé et de l’avenir de l’agriculture de pente, promouvant une motorisation adaptée. Il réussira cette transformation économique au-delà ce qu’on pouvait espérer, pour la pérennité de notre civilisation alpine.