Les drogmans, « ces oubliés de l’histoire »
2012
Anne-Marie Touzard

Extrait de : "Les Oubliés de l'histoire (édition électronique)"
Sous la direction de Régis Bertrand et Jean Duma
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Textes de Germaine Aujac, Armelle Bonin-Kerdon, Mylène Costes, Pascal Even, Xavier Gélinas, Stéphane Gomis, Jacqueline Goy, Marie-Claire Groessens-Van Dyck, Monique Gros, Roger Hanoune, Albert Hesse, Aurore Hillairet, Olivier Justafré, Katia Khemache, Gillette Labory, Philippe Mainterot, Maurice Messiez, Catherine Ngefan, Nathalie Pelier, Monique Pelletier, Gilbert Pilleul, Jacques Puyaubert, Michel Tanase, Hervé Terral, Anne-Marie Touzard, Claudy Valin, Olivier Vernier, Régis Verwimp, Michèle Virol, Jean-Roger Wattez
Éditions du CTHS
2012
p. 161-172
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Au temps de l’Empire ottoman, le drogman est un interprète au service des ambassadeurs, consuls et commerçants auprès des autorités ottomanes. Ce rôle prend parfois une couleur diplomatique, d’où l’importance capitale de ces drogmans. Mais la nature même de leur fonction, essentiellement orale, les a prédisposés en quelque sorte à être oubliés, tout au moins à rester dans l’ombre. D’autant que si les drogmans étaient parfois plus compétents dans les affaires diplomatiques que leurs maîtres, seuls quelques ambassadeurs ont su reconnaître leurs mérites. On propose ici une étude des mémoires conservés aux Archives nationales et à celles du ministère des Affaires étrangères, de 1721, date de la mise en place de l’École des jeunes de langues sous sa forme « moderne », jusqu’à la Révolution, émanant des ambassadeurs ou de leurs collaborateurs, parfois des drogmans eux-mêmes.