« Jacques Guesdin bon garson qui a soufert mort et passion », une inscription du XVIIe siècle, sur briques, au sommet d’une cheminée de maison
2012
Albert Hesse

Extrait de : "Les Oubliés de l'histoire (édition électronique)"
Sous la direction de Régis Bertrand et Jean Duma
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Textes de Germaine Aujac, Armelle Bonin-Kerdon, Mylène Costes, Pascal Even, Xavier Gélinas, Stéphane Gomis, Jacqueline Goy, Marie-Claire Groessens-Van Dyck, Monique Gros, Roger Hanoune, Albert Hesse, Aurore Hillairet, Olivier Justafré, Katia Khemache, Gillette Labory, Philippe Mainterot, Maurice Messiez, Catherine Ngefan, Nathalie Pelier, Monique Pelletier, Gilbert Pilleul, Jacques Puyaubert, Michel Tanase, Hervé Terral, Anne-Marie Touzard, Claudy Valin, Olivier Vernier, Régis Verwimp, Michèle Virol, Jean-Roger Wattez
Éditions du CTHS
2012
p. 273-284
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Qui était ce Jacques Guesdin dont le nom nous a été transmis par au moins trois inscriptions sur des briques au sommet d’une cheminée de Saint-Satur (Cher) ? Ces textes, sous des formes légèrement différentes, peuvent être attribués au XVIIe siècle. Ils ont été gravés sur la pâte des briques avant cuisson et sont suivis d’un paraphe.
Recueillies en morceaux dans des gravats, ces briques n’ont pu être observées en place. Il est vraisemblable cependant qu’elles aient été déposées soigneusement dans un lit supérieur de la construction.
Le patronyme Guesdin ne semble pas connu dans la région, et les recherches dans des registres paroissiaux lacunaires locaux des XVIIe et XVIIIe siècles n’ont rien donné. La qualification de bon garçon peut être retrouvée ailleurs, mais pourquoi cette référence à la mort et à la passion ? A-t-on voulu célébrer, sous une forme discrète sinon cachée, la mémoire d’un ouvrier constructeur (compagnon ?) tombé d’un échafaudage et mort dans d’atroces souffrances ?