Alexandre Vattemare, pionnier des échanges culturels internationaux (1796-1864)
2012
Gillette Labory

Extrait de : "Les Oubliés de l'histoire (édition électronique)"
Sous la direction de Régis Bertrand et Jean Duma
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Textes de Germaine Aujac, Armelle Bonin-Kerdon, Mylène Costes, Pascal Even, Xavier Gélinas, Stéphane Gomis, Jacqueline Goy, Marie-Claire Groessens-Van Dyck, Monique Gros, Roger Hanoune, Albert Hesse, Aurore Hillairet, Olivier Justafré, Katia Khemache, Gillette Labory, Philippe Mainterot, Maurice Messiez, Catherine Ngefan, Nathalie Pelier, Monique Pelletier, Gilbert Pilleul, Jacques Puyaubert, Michel Tanase, Hervé Terral, Anne-Marie Touzard, Claudy Valin, Olivier Vernier, Régis Verwimp, Michèle Virol, Jean-Roger Wattez
Éditions du CTHS
2012
p. 301-305
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Après avoir mené une carrière de ventriloque, auteur et acteur qui le rendit célèbre dans toute l’Europe, Alexandre Vattemare eut l’idée, en fréquentant les bibliothèques et cabinets de curiosités lors de ses tournées, d’organiser un système d’échanges de livres et d’objets. Il tenta de convaincre les parlementaires et les ministres français de l’aider à mettre sur pied une agence, mais il se heurta à la torpeur administrative et eut le plus grand mal à obtenir une reconnaissance. Ses idées, en revanche, ont rencontré une large audience aux États-Unis et au Canada, qui se sont montrés plus réceptifs envers la nouveauté et l’audace de ses projets. Ses deux voyages ont suscité l’enthousiasme des institutions locales, notamment à Boston, qui lui est redevable de la création de sa bibliothèque.
Après sa mort, il est tombé dans un oubli quasi total jusqu’au jour où l’intérêt pour l’histoire des institutions culturelles a remis en scène sa figure originale et la pertinence de sa démarche, axée sur l’accès au savoir et la diffusion gratuite et universelle de la culture. Une exposition présentée en 2007 à Paris puis à Boston a permis de lui rendre enfin hommage, ouvrant ainsi de nouvelles voies à la recherche.