Les emprunts linguistiques du français aux langues d’Amérique : contribution à l’étude des termes de relations ou de voyage (depuis 1500)
2012
Christiane Villain-Gandossi

Extrait de : "La Langue française, vecteur d'échanges culturels (édition électronique)"
Sous la direction de Marie-José Dalbera-Stefanaggi et Marie-Rose Simoni-Aurembou
133e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Québec, 2008
Textes de Melissa Barkat-Defradas, Henri Bresc, Jean-Philippe Dalbera, Marie-José Dalbera-Stefanaggi, Rachida El Ghannami, Jacques Fortin, Sanda Golopentia, Amélie Hamel, Fabrice Jejcic, Geneviève Joncas, Élisabeth Motte-Florac, Caroline Piquet, Bernard Rollet, Marie-Rose Simoni-Aurembou, Christiane Villain-Gandossi
Éd. du CTHS
2012
p. 41-54
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Il faut entendre par « termes de voyages » ou « de relations » (Furetière, 1690) les mots des récits de voyageurs désignant habitants, paysages, faune et flore, activités, institutions, vie quotidienne, culture des régions concernées.
L’étude de ces termes permet d’améliorer les datations d’entrée de ces vocables dans la langue française, d’offrir des précisions sur l’étymologie, la morphologie ou la prononciation, de fournir des indications sur les langues d’emprunt et le mécanisme d’emprunt de ces termes (et le rôle de langues intermédiaires, en l’occurrence l’espagnol et le portugais). Ce troisième groupe de remarques est le plus significatif. L’emprunt représente la solution la plus évidente, la plus paresseuse, mais aussi la plus efficace, car il neutralise partiellement les différences interlinguistiques et respecte ainsi la notion originelle, plus aisément repérée.
Un dépouillement exhaustif de dictionnaires et de récits de voyage, pour la période donnée et pour cette catégorie lexicale délimitée, permettra de déterminer la date d’apparition du mot « voyageur » dans la langue française, de retracer son histoire et de contribuer ainsi à la mise en évidence de certains courants commerciaux ou intellectuels, ainsi que des faits de culture et de civilisation.