Transferts de plantes. De la Méditerranée arabophone aux Amériques, les herbes aromatiques et leurs dénominations
2012
Élisabeth Motte-Florac, Melissa Barkat-Defradas et Rachida El Ghannami

Extrait de : "La Langue française, vecteur d'échanges culturels (édition électronique)"
Sous la direction de Marie-José Dalbera-Stefanaggi et Marie-Rose Simoni-Aurembou
133e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Québec, 2008
Textes de Melissa Barkat-Defradas, Henri Bresc, Jean-Philippe Dalbera, Marie-José Dalbera-Stefanaggi, Rachida El Ghannami, Jacques Fortin, Sanda Golopentia, Amélie Hamel, Fabrice Jejcic, Geneviève Joncas, Élisabeth Motte-Florac, Caroline Piquet, Bernard Rollet, Marie-Rose Simoni-Aurembou, Christiane Villain-Gandossi
Éd. du CTHS
2012
p. 73-86
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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L’habitant des pays arabophones du bassin méditerranéen qui se promène dans les marchés d’Amérique latine ne peut se sentir totalement dépaysé. Un grand nombre d’herbes aromatiques et de noms de plantes lui sont familiers. Rien d’étonnant à cela. Du VIIIe au XVe siècle, diverses plantes, dénominations, pratiques alimentaires et thérapeutiques ont été importées par les Arabes dans la péninsule Ibérique. À partir de la Conquête, elles ont été introduites dans le Nouveau Monde, où les Espagnols ont cherché à recréer leur mode de vie.
Plusieurs de ces plantes aromatiques sont également présentes dans le Sud de la France et ont fait partie de transferts transatlantiques avec l’Amérique du Nord, apportant ainsi une part de cette culture méditerranéenne jusqu’au Canada.
Dans une étude comparative, nous examinerons l’importation des plantes aromatiques de la Méditerranée arabophone vers l’Amérique latine (Mexique) et l’Amérique du Nord (Québec). Les espèces introduites sont-elles les mêmes ? Les pays à l’origine du transfert ont-ils été déterminants dans le choix des espèces ? Quels contextes locaux ont permis ou facilité leur intégration ?