La toponymie 1603-1608 : un mode d’appropriation du territoire québécois
2012
Jacques Fortin

Extrait de : "La Langue française, vecteur d'échanges culturels (édition électronique)"
Sous la direction de Marie-José Dalbera-Stefanaggi et Marie-Rose Simoni-Aurembou
133e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Québec, 2008
Textes de Melissa Barkat-Defradas, Henri Bresc, Jean-Philippe Dalbera, Marie-José Dalbera-Stefanaggi, Rachida El Ghannami, Jacques Fortin, Sanda Golopentia, Amélie Hamel, Fabrice Jejcic, Geneviève Joncas, Élisabeth Motte-Florac, Caroline Piquet, Bernard Rollet, Marie-Rose Simoni-Aurembou, Christiane Villain-Gandossi
Éd. du CTHS
2012
p. 101-109
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les migrants marquent leur occupation d’un nouveau territoire par la dénomination des lieux, en fonction notamment de leurs valeurs culturelles et historiques. Les territoires explorés et occupés depuis Jacques Cartier et Samuel de Champlain sont essentiellement signalés par des toponymes à la sonorité évocatrice de leur terre d’origine, la France, et de leur environnement culturel. La dénomination de la vallée du Saint-Laurent au Québec s’accompagne de plus de l’intégration d’une toponymie utilisée localement par les peuples amérindiens. Champlain profite des connaissances acquises de ses prédécesseurs, et plus particulièrement de celles de Jacques Cartier, pour marquer officiellement le territoire de la vallée du Saint-Laurent de noms de lieux qui demeurent encore en usage. Notre exposé se limite à la période de 1603 à 1608, soit l’année de la première exploration de la vallée du Saint-Laurent et celle de la fondation de Québec.