L’appropriation de la fleur de lis par les Québécois : analyse des connotations rattachées à un symbole emprunté à la France
2012
Geneviève Joncas

Extrait de : "La Langue française, vecteur d'échanges culturels (édition électronique)"
Sous la direction de Marie-José Dalbera-Stefanaggi et Marie-Rose Simoni-Aurembou
133e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Québec, 2008
Textes de Melissa Barkat-Defradas, Henri Bresc, Jean-Philippe Dalbera, Marie-José Dalbera-Stefanaggi, Rachida El Ghannami, Jacques Fortin, Sanda Golopentia, Amélie Hamel, Fabrice Jejcic, Geneviève Joncas, Élisabeth Motte-Florac, Caroline Piquet, Bernard Rollet, Marie-Rose Simoni-Aurembou, Christiane Villain-Gandossi
Éd. du CTHS
2012
p. 111-123
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Du Moyen Âge jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, la fleur de lis fut l’emblème prestigieux de la royauté en France. Le déclin de ce symbole s’est toutefois amorcé avec la Révolution française, où l’on fit table rase de tout ce qui évoquait de près ou de loin la monarchie. Or, à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, les Québécois vont donner une seconde vie à cet emblème en le récupérant et en lui donnant une signification collective tout à fait inédite, qui sera officiellement consacrée en 1948 avec l’adoption du drapeau fleurdelisé par le gouvernement du Québec, mesure unanimement applaudie. Ce texte a pour but d’analyser l’évolution des connotations rattachées au symbole de la fleur de lis au Québec du Régime français à nos jours, et d’expliquer quels sont les facteurs historiques et les principaux acteurs à l’origine de ce transfert symbolique impliquant la France et le Québec.