L’enseignement du français dans la région du canal de Suez (de la fin du XIXe siècle à 1956)
2012
Caroline Piquet

Extrait de : "La Langue française, vecteur d'échanges culturels (édition électronique)"
Sous la direction de Marie-José Dalbera-Stefanaggi et Marie-Rose Simoni-Aurembou
133e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Québec, 2008
Textes de Melissa Barkat-Defradas, Henri Bresc, Jean-Philippe Dalbera, Marie-José Dalbera-Stefanaggi, Rachida El Ghannami, Jacques Fortin, Sanda Golopentia, Amélie Hamel, Fabrice Jejcic, Geneviève Joncas, Élisabeth Motte-Florac, Caroline Piquet, Bernard Rollet, Marie-Rose Simoni-Aurembou, Christiane Villain-Gandossi
Éd. du CTHS
2012
p. 125-135
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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La langue française se diffuse en Égypte au milieu du XIXe siècle, pour acquérir une place importante au sein de l’élite intellectuelle de l’entre-deux-guerres. Néanmoins, le français en Égypte ne se limite pas à une langue de prestige réservée à une élite sociale ; dans la région du canal de Suez, il acquiert un statut original ; son développement est en effet lié à un acteur économique puissant, la Compagnie du canal de Suez. Celle-ci confère au français une valeur professionnelle qui explique sa diffusion parmi les communautés ouvrières. En outre, avec l’enseignement du français, la Compagnie du canal entend poursuivre une mission culturelle et participer au rayonnement de la France en Méditerranée orientale. Dès lors, l’enseignement du français soulève des enjeux politiques et identitaires, et il est contesté avec virulence par les Égyptiens ainsi que par d’autres puissances étrangères.