Le vase à parfum, objet de la mémoire familiale ?
2012
Dominique Frère

Extrait de : "Mémoire familiale, objets et économies affectives"
Sous la direction de Tiphaine Barthélémy et Joël Candau
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Textes de Frédéric Balard, Françoise Bayard, Julien Bernard, Véronique Dassié, Maïté Etchechoury, Dominique Frère, Nathalie Gintzburger, Marie-Isabelle Merle Des Isles, Laurent Regard, Émilie Sureau, Romain Thomas
Éditions du CTHS
2012
p. 37-44
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

  Télécharger le document (les articles de plus de 3 ans sont gratuits)

Dans une tombe féminine de Bologne du début du Ve siècle furent retrouvés deux vases à parfum, l’un contemporain de la sépulture et l’autre antérieur de deux siècles. Pour nombre d’archéologues, cet objet anachronique a pu être transmis de génération en génération au sein de la famille avant d’accompagner sa dernière propriétaire pour l’éternité. Les témoignages archéologiques et iconographiques attestent en effet de l’importance du parfum en Étrurie, dans les rituels matrimoniaux et funéraires. Objet du quotidien et objet du rituel, présent offert à l’occasion de son mariage, la fiole à parfum pouvait avoir pour une femme une forte valeur à la fois symbolique et sentimentale. Symbolisant un statut religieux et familial, le parfum est diffusé lors de la prothésis tandis que le balsamaire est déposé dans la tombe familiale, à proximité du corps de la défunte.