Le rôle des barques traditionnelles dans la construction de l’identité maritime des Colliourencs
2012
Émilie Sureau

Extrait de : "Mémoire familiale, objets et économies affectives"
Sous la direction de Tiphaine Barthélémy et Joël Candau
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Textes de Frédéric Balard, Françoise Bayard, Julien Bernard, Véronique Dassié, Maïté Etchechoury, Dominique Frère, Nathalie Gintzburger, Marie-Isabelle Merle Des Isles, Laurent Regard, Émilie Sureau, Romain Thomas
Éditions du CTHS
2012
p. 141-152
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Port réputé de la côte catalane, Collioure vit confortablement grâce à la pêche jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Puis la chute des activités halieutiques oblige les habitants à se tourner vers de nouveaux emplois, et notamment le tourisme. Progressivement, le port de pêche et ses installations disparaissent au profit des infrastructures touristiques. En 1968, les dernières barques de pêche, devenues trop encombrantes, sont brûlées sur la plage. Si dans un premier temps personne ne réagit, au début des années 1980, quelques habitants s’insurgent contre la perte de ce patrimoine colliourenc. Plusieurs initiatives privées aboutissent à l’ouverture d’un musée dans l’enceinte du château royal. Cependant, cette tentative se solde par un échec et les objets sont dispersés. Il faut attendre 2002 avant que de nouvelles mesures relancent le processus de sauvegarde du patrimoine maritime colliourenc pour éviter ainsi sa perte définitive.