Un notable inconnu de la Bourgogne : Ernest Petit (1835-1918) et la fin d’une forme d’engagement politique et savant
2012
Alain P. Michel

Extrait de : "Être reconnu en son temps : personnalités et notables (édition électronique)"
Sous la direction de Maurice Hamon et Ange Rovère
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Éditions du CTHS
2012
p. 41-57
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Ernest Petit a bénéficié d’une relative notoriété de son vivant (1835-1918). En 1906, le prestigieux prix Gobert de l’Académie des inscriptions et belles-lettres couronne son Histoire des ducs de Bourgogne en neuf volumes parus entre 1885 et 1905. Cet imposant travail érudit est reconnu par les spécialistes de l’histoire bourguignonne, mais presque inconnu ailleurs. Comment se fait-il qu’ayant participé si activement au siècle d’or de l’histoire française, il ait été oublié au XXe siècle ?
Cet article propose de se pencher sur ce paradoxe du déficit de renommée de cet historien notable et homme politique local. La présentation de documents originaux tirés de divers fonds d’archives d’Ernest Petit vise à souligner l’importance de son activité de recherche en archives, la valeur de ses actions de conservation, la variété et l’importance de ses publications. Il a pour objectif de montrer les liens entre les sociétés savantes et les réseaux politiques auxquels il participe. Car sa passion autodidacte pour l’histoire locale et nationale n’est pas sans rapports avec son engagement républicain, puis sa collaboration active aux grandes réformes des années 1880. Sa mort, survenue juste avant l’armistice correspond à la fin d’une étape de la IIIe République et de l’historiographie française.