Célébration/contestation, les deux versants de la célébrité : à propos d’Étienne Benoît de La Grandière, maire de Tours (1780-1789)
2012
Béatrice Baumier et Claude Petitfrère

Extrait de : "Être reconnu en son temps : personnalités et notables (édition électronique)"
Sous la direction de Maurice Hamon et Ange Rovère
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Éditions du CTHS
2012
p. 143-153
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Étienne Benoît de La Grandière, le dernier maire de Tours sous l’Ancien Régime, fut aussi le plus honoré de son vivant, par ses collègues, qui lui ont offert son portrait, et par le roi, qui l’a anobli. Après avoir décrypté la symbolique du tableau qui évoque l’action novatrice du magistrat au service du développement économique de la cité, cet article étudie – notamment grâce aux registres de délibérations du corps de ville – les motivations qui ont poussé ce maire, issu d’une lignée d’officiers, à s’intéresser, hors de sa pratique professionnelle, au renouveau commercial de la ville en mettant en œuvre un programme caractéristique des Lumières. Il évoque les moyens qu’il a mis au service de cette cause, notamment une intense action de lobbying auprès des ministres, avec l’appui des représentants locaux du roi. Cette politique lui a valu, de son vivant même, des attaques acerbes et le nom de La Grandière a été mis sous le boisseau pendant la Révolution. La postérité a pourtant consacré sa mémoire puisque, en 1843, une décision de la municipalité lui attribua une rue, en rappelant ses mérites.