Lignées bourgeoises et héraldique à Strasbourg
2012
Benoît Jordan

Extrait de : "Être reconnu en son temps : personnalités et notables (édition électronique)"
Sous la direction de Maurice Hamon et Ange Rovère
134e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Bordeaux, 2009
Éditions du CTHS
2012
p. 167-172
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Strasbourg est ville libre d’empire depuis la fin du XIIIe siècle. Ce statut lui assure une indépendance politique au profit de sa bourgeoisie composée de nobles, de patriciens, d’artisans et dont chaque membre est inscrit dans une des vingt corporations. Au XVIe siècle, quelles que soient la diversité des composantes de cette bourgeoisie et sa hiérarchie sociale, l’héraldique devient une forme d’identification et d’affirmation de l’appartenance à la bourgeoisie. D’un usage réservé d’abord aux familles nobles et patriciennes, l’art héraldique se démocratise largement à partir de la fin du XVe siècle. Chaque corporation possède désormais des objets qui valorisent ses membres : pièces d’orfèvrerie, tableaux commémoratifs, livres d’honneur, vitraux... où l’héraldique occupe une place essentielle. Cet art héraldique développe des représentations figurées d’inspiration religieuse ou professionnelle. Ce foisonnement s’estompe progressivement après la perte de l’indépendance de la ville en 1681.