L’art pariétal paléolithique à travers le prisme culturel
2012
Florian Berrouet

Extrait de : "Le Pouvoir de l'image (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-René Gaborit
132e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Arles, 2007
Textes de Soufian Al Karjousli, Michel Baudat, Françoise Bayard, Florian Berrouet, Béatrice Beys, Jean-Christophe Blanchard, Jean-Guy Caumeil, Catherine Chadefaud, Claire-Lise Creissen, Gilbert-Robert Delahaye, Marie-Noële Denis, Bénédicte Estrade, Jean Flouret, Émilie Jaworski, Victor Lassalle, Anne Marle, Pascale Mormiche, Bernard Mossé
Éditions du CTHS
2012
p. 5-16
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Dire que les hommes préhistoriques se sont contentés de peindre, dessiner, graver ou sculpter la nature tout au long du Paléolithique supérieur est une idée amplement obsolète. En effet, depuis l’explosion artistique de la grotte Chauvet jusqu’aux représentations saisissantes de réalisme du Magdalénien, l’art pariétal nous offre à voir une étonnante diversité de thèmes, de formes et de techniques qui est à mettre en relation avec les occultations volontaires, les non-dits, les interdits ou le recours à la symbolique. Loin d’être figé, cet art est le reflet des époques qu’il a traversées, il est empreint des craintes, des fascinations et des croyances des hommes ou femmes qui lui ont donné le jour.
Quelques exemples parmi les plus significatifs – les discordances entre le bestiaire chassé et le bestiaire représenté, l’image énigmatique de l’homme dans l’art préhistorique, la présence souvent cachée de l’ours – nous donnent un aperçu de l’influence très forte du mental sur l’environnement des artistes préhistoriques.