Masques humains et Sainte Face sur les antéfixes de l’Antiquité et du haut Moyen Âge
2012
Gilbert-Robert Delahaye

Extrait de : "Le Pouvoir de l'image (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-René Gaborit
132e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Arles, 2007
Textes de Soufian Al Karjousli, Michel Baudat, Françoise Bayard, Florian Berrouet, Béatrice Beys, Jean-Christophe Blanchard, Jean-Guy Caumeil, Catherine Chadefaud, Claire-Lise Creissen, Gilbert-Robert Delahaye, Marie-Noële Denis, Bénédicte Estrade, Jean Flouret, Émilie Jaworski, Victor Lassalle, Anne Marle, Pascale Mormiche, Bernard Mossé
Éditions du CTHS
2012
p. 31-50
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les antéfixes, plaques de terre cuite fixées à une tuile faîtière, protégeaient, aux époques antique et médiévale, les extrémités des faîtages de monuments ou bien terminaient les lignes de tuiles couvre-joints. Ces plaques, de forme subrectangulaire, pourvues le plus souvent d’un fronton triangulaire ou arrondi, étaient dotées d’un décor. De l’époque antique jusqu’aux temps carolingiens, beaucoup de ces décors sont des représentations de faces humaines.
Ces masques humains n’ont toutefois pas toujours eu la même signification au cours des siècles. Le faciès humain rebutant ou terrifiant aux temps antiques avait sans doute pour fonction d’intimider quiconque le contemplait, et d’imposer le respect envers l’édifice qui le supportait. À partir de l’époque mérovingienne, le masque humain est surmonté d’une croix. Il symbolise alors vraisemblablement la Sainte Face et devient une image protectrice du monument qu’il surmonte, et bénéfique pour qui la contemple.