Le Moyen Âge narratif : de la tapisserie de Bayeux et de la bande dessinée
2012
Bernard Mossé

Extrait de : "Le Pouvoir de l'image (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-René Gaborit
132e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Arles, 2007
Textes de Soufian Al Karjousli, Michel Baudat, Françoise Bayard, Florian Berrouet, Béatrice Beys, Jean-Christophe Blanchard, Jean-Guy Caumeil, Catherine Chadefaud, Claire-Lise Creissen, Gilbert-Robert Delahaye, Marie-Noële Denis, Bénédicte Estrade, Jean Flouret, Émilie Jaworski, Victor Lassalle, Anne Marle, Pascale Mormiche, Bernard Mossé
Éditions du CTHS
2012
p. 51-66
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Selon les Pères de l’Église, les images médiévales sont liées à leur valeur d’édification, à leur qualité mnémonique. Mais le récit en images semble trouver sa raison plus loin encore dans sa capacité à représenter le temps.
La Tapisserie de Bayeux est-elle une bande dessinée ? Question qui nécessite d’abord une analyse formelle : découpage des images, rapport aux tituli, statut des personnages... L’analyse du récit, et de ses anachronies, permet de mieux comprendre le lien qu’il tisse avec le concept de translatio, conception romane du temps : le déplacement du combat éternel du bien et du mal, d’une histoire à l’autre.
A partir d’une définition du récit entre temps et éternité, chronologie et logique, qui doit autant à la pensée médiévale que contemporaine, et notamment à Bonaventure et Paul Ricœur, il s’agira, au bout du compte, de lier l’évolution des formes iconographiques et de la représentation de l’histoire et du temps.