Les images dans la vie rochelaise (1628-1732)
2012
Jean Flouret

Extrait de : "Le Pouvoir de l'image (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-René Gaborit
132e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Arles, 2007
Textes de Soufian Al Karjousli, Michel Baudat, Françoise Bayard, Florian Berrouet, Béatrice Beys, Jean-Christophe Blanchard, Jean-Guy Caumeil, Catherine Chadefaud, Claire-Lise Creissen, Gilbert-Robert Delahaye, Marie-Noële Denis, Bénédicte Estrade, Jean Flouret, Émilie Jaworski, Victor Lassalle, Anne Marle, Pascale Mormiche, Bernard Mossé
Éditions du CTHS
2012
p. 91-102
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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L’étude de plus de 3 000 inventaires après décès rédigés par les notaires rochelais entre 1628 et 1732 permet de se faire une idée de la condition sociale des possesseurs de tableaux, d’estampes, de statues, mais aussi du but qu’ils recherchaient en rassemblant de tels objets : affirmation d’une foi religieuse, d’un intérêt pour l’histoire ou les contrées lointaines, désir de rendre hommage à tel personnage, ou seulement passion de collectionner, à l’instar de l’intendant Bégon qui, pendant des années, administra depuis Rochefort la généralité et employait artistes et artisans dont les notables rochelais pouvaient profiter. Dans ce monde d’érudits et collectionneurs, dont on devine l’importance, il faut faire une place à l’auteur du Mutus Liber, livre muet de l’alchimie, publié à la Rochelle en 1677, qui enseigne en quinze planches gravées la réalisation du grand œuvre, ainsi qu’à Élie Richard, qui dessine et commente 200 aquarelles et gouaches – sorte de cabinet de curiosités – sans autre but qu’un hommage à son père.