L’armorial d’André de Rineck : une propagande dévoyée
2012
Jean-Christophe Blanchard

Extrait de : "Le Pouvoir de l'image (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-René Gaborit
132e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Arles, 2007
Textes de Soufian Al Karjousli, Michel Baudat, Françoise Bayard, Florian Berrouet, Béatrice Beys, Jean-Christophe Blanchard, Jean-Guy Caumeil, Catherine Chadefaud, Claire-Lise Creissen, Gilbert-Robert Delahaye, Marie-Noële Denis, Bénédicte Estrade, Jean Flouret, Émilie Jaworski, Victor Lassalle, Anne Marle, Pascale Mormiche, Bernard Mossé
Éditions du CTHS
2012
p. 225-233
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

  Télécharger le document (les articles de plus de 3 ans sont gratuits)

André de Rineck, patricien messin, a fait réaliser en 1473 un armorial à des fins de propagande. Cet armorial universel qui intègre les armoiries du patriciat messin à celles de la noblesse européenne constitue initialement un plaidoyer pour la défense et l’illustration de l’oligarchie messine alors sur le déclin. Mais lorsqu’en 1527, Nicolas IV de Heu, autre patricien messin, hérite du document, il lui donne un tout autre sens. Son projet est alors une tentative de valorisation de son propre lignage par l’ajout d’éléments personnels dans le but de s’assurer un rôle au service non plus de la cité mais d’un prince : l’empereur.