La musique au front durant la Grande Guerre : l’exemple de François Gervais
2013
Éric Sauda

Extrait de : "Temps de la guerre versus temps de la paix : l'expression musicale comme agent du lien social (édition électronique)"
Sous la direction de Marie-Barbara LE GONIDEC
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011

Marie-Barbara LE GONIDEC, Claude RIBOUILLAUT, Éric SAUDA, Patrice MARCILLOUX, Vanessa ALBERTI, Dima SABER et Walid El HOURI, Mylène PARDOEN
Paris, Éditions du CTHS
2013
p. 33-46
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Durant presque cinq ans, la Grande Guerre a immobilisé des millions de combattants dans les tranchées. Dans les pires conditions naturelles et matérielles, les soldats, pour tromper l’ennui et supporter la vie au front, ont utilisé la musique comme antidote. Nous proposons d’expliquer dans un premier temps l’émergence du phénomène puis les amitiés et les collaborations des musiciens issus des musiques religieuses, savantes, militaires et populaires. L’organisation des activités musicales qui vont des envois ou échanges de matériel musical au front (partitions, instruments...) à la facture d’instruments de fortune (à partir de matériaux trouvés sur le terrain) pour aboutir à la création de prestations musicales. Nous nous attachons aussi à révéler un maximum d’informations relatives à l’ensemble des activités qui contribuent à la reconstruction progressive de l’exercice des musiciens professionnels, au front, et notamment à travers la figure du violoncelliste François Gervais qui fit fabriquer un instrument sur ses indications afin de pouvoir continuer à en jouer, et par là, à exister...