De la possibilité d’un paysage indigène d’Australie à l’hypothèse structuro-constructive comme paradigme local
2013
Emmanuel Pezrès

Extrait de : "Analyse culturelle du paysage : penser le paysage (édition électronique)"
Sous la direction de Didier Bouillon
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques
Textes de ‘Ada Acovitsióti-Hameau, Jean-Luc Bonniol, Catherine Broué, Sophie Chevalier, Gaëlle Crenn, Richard Dupuis, Patricia Limido-Heulot, Emmanuel Pezrès, Michel Tamine
2013
p. 43-53
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le constat quotidien de l’épuisement matériel et intellectuel de notre monde appelle à d’autres modes de considération de notre biotope. Le concept occidental de paysage comme vecteur d’interrogation du monde aborigène nous donne l’occasion de repenser une certaine continuité de l’être et de la Terre alors que, parfois, nous nous considérons seulement être en regard de la nature. Par cela, la notion de chair, présente autant dans le champ de la phénoménologie que dans le champ des études aborigènes, nous permet un certain dépassement du paysage pour nous mener vers la figure d’une constitution conjointe de l’homme et du monde. Ainsi, par la médiation aborigène d’une « Law » comme ordre réglé et d’un « Dreaming » comme capacité créative, nous pouvons nous ouvrir à une hypothèse interculturelle de structuro-construction de l’être et du monde. Cependant, à l’image du parcours colonisateur du paysage, ne voulant pas exporter un concept exogène de plus, nous nous arrêtons au niveau métaphorique dans l’espoir d’un saisissement aborigène.