Le vocabulaire toponymique des zones marécageuses et des eaux dormantes en Champagne-Ardenne
2013
Michel Tamine

Extrait de : "Analyse culturelle du paysage : penser le paysage (édition électronique)"
Sous la direction de Didier Bouillon
135e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques
Textes de ‘Ada Acovitsióti-Hameau, Jean-Luc Bonniol, Catherine Broué, Sophie Chevalier, Gaëlle Crenn, Richard Dupuis, Patricia Limido-Heulot, Emmanuel Pezrès, Michel Tamine
2013
p. 65-98
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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La toponymie constitue une voie d’accès privilégiée à l’histoire des paysages. En ce qui concerne les zones humides et marécageuses, le paysage a été profondément modifié par les grands travaux d’aménagement et d’assainissement réalisés au XIXe siècle, sans que les archives locales aient toujours conservé la mémoire des situations antérieures. Cet article propose de recenser, à partir du dépouillement régional du cadastre napoléonien (première moitié du XIXe siècle), le vocabulaire microtoponymique permettant de reconstruire la configuration des zones humides à travers trois strates lexicales : celle des appellatifs toujours vivants en français contemporain (cet aspect sera le plus rapidement évoqué), celle des appellatifs existant en français contemporain mais marqués dans leur emploi toponymique par des acceptions régionales particulières, celle des appellatifs spécifiquement régionaux. L’étude lexicale s’efforcera de mentionner l’étymologie des formes recensées et proposera des cartes de répartition géographique (volet géolinguistique). Au-delà de son intérêt proprement linguistique et, le cas échéant, ethnologique, cette recherche s’efforcera de valider l’investigation microtoponymique comme outil opératoire dans l’archéologie des paysages.