Albert Ier de Monaco et le rapprochement franco-allemand avant la Première Guerre mondiale
2013
Jean-Rémy Bézias

Extrait de : "L'Œuvre de paix du prince Albert Ier de Monaco (édition électronique)"
Sous la direction d'Arnaud Hurel, Thomas Fouilleron et Jacqueline Carpine-Lancre
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Textes de Jean-Rémy Bézias, Jacqueline Carpine-Lancre, Thomas Fouilleron, Arnaud Hurel, Christophe Réveillard, Méryl Sill
Éditions du CTHS
2013
p. 7-19
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Les relations franco-allemandes sont au centre des préoccupations internationales d’Albert Ier de Monaco à l’extrême fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Il y incarne un idéal de rapprochement franco-allemand. Épris de valeurs humanistes, il est aussi hanté par l’idée d’un déclin des vieilles nations d’Europe. Voyant dans l’Allemagne de Guillaume II une puissance régénératrice, il ne cesse de plaider pour que la France ne cède pas à la tentation de la revanche. Utilisant ses relations personnelles avec Guillaume II, il s’efforce de multiplier les occasions de rapprocher les deux pays. L’apogée de ce rôle se situe au cours de la crise marocaine de 1905, dans laquelle le prince joue un rôle non négligeable comme intermédiaire. Mais la dégradation progressive du climat des relations franco-allemandes réduit à néant son idéal.