De la germanophilie à la germanophobie : le prince Albert Ier de Monaco face à la Première Guerre mondiale
2013
Jacqueline Carpine-Lancre et Thomas Fouilleron

Extrait de : "L'Œuvre de paix du prince Albert Ier de Monaco (édition électronique)"
Sous la direction d'Arnaud Hurel, Thomas Fouilleron et Jacqueline Carpine-Lancre
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Textes de Jean-Rémy Bézias, Jacqueline Carpine-Lancre, Thomas Fouilleron, Arnaud Hurel, Christophe Réveillard, Méryl Sill
Éditions du CTHS
2013
p. 33-51
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le prince Albert Ier de Monaco a foi dans le rôle de la science pour rapprocher les peuples. Dès les dernières années du XIXe siècle, il multiplie les initiatives au service de l’entente franco-allemande et de la paix internationale. La guerre éclate à son grand désespoir et Monaco reste officiellement neutre pendant le conflit. Ayant cru sincèrement à l’amitié de Guillaume II, il est révolté par l’attitude de l’Allemagne et vire à la germanophobie militante. À la fin des hostilités, il publie un réquisitoire, La Guerre allemande et la Conscience universelle, dont la violence verbale, de la part d’un homme de science et de paix, donne la mesure des passions que peut déchaîner la guerre.