La compagnie des grenadiers à cheval de Louis XIV : une culture du combat au service de la guerre de siège
2013
Rémi Masson

Extrait de : "Combattre à l'époque moderne (édition électronique)"
Sous la direction de Bernard Gainot et Benjamin Deruelle
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Benjamin Deruelle, Paul Vo-Ha, Pascal Arnoux, François-Xavier Petit, Laurent Lemarchand, Guillaume Lasconjarias, Arnaud Guinier, Fadi El Hage, Nathalie Alzas, Pol Vendeville, Rémi Masson, Emilie Dosquet, Simon Surreaux
2013
p. 41-50
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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La compagnie des grenadiers à cheval fut l’unité la plus singulière de la Maison militaire du roi. Louis XIV la créa en 1676 à partir des meilleurs éléments des régiments de grenadiers d’infanterie. À ce titre, elle fut la première fondée intrinsèquement en tant que corps d’élite. Le roi voulait posséder, pour marcher en tête de sa Maison, une unité polyvalente, capable de combattre à cheval, mais surtout à pied, lors des phases les plus violentes de la guerre de siège, en soutient de ses mousquetaires. Les grenadiers à cheval prirent ainsi part à la plupart des grands sièges de l'époque où ils servirent le plus souvent en première ligne, lors des assauts meurtriers des fortifications. Ils adoptèrent alors une culture guerrière inédite pour justifier la violence inhérente au type de combat qui les employait. Leur devise était « la terreur et la mort » et elle impliquait de ne pas faire de quartiers, même à des ennemis ayant rendu les armes.