Courage, peur, « stress » : l’appréhension des militaires français en opérations extrêmes au XVIIe siècle
2013
Pascal Arnoux

Extrait de : "Combattre à l'époque moderne (édition électronique)"
Sous la direction de Bernard Gainot et Benjamin Deruelle
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Benjamin Deruelle, Paul Vo-Ha, Pascal Arnoux, François-Xavier Petit, Laurent Lemarchand, Guillaume Lasconjarias, Arnaud Guinier, Fadi El Hage, Nathalie Alzas, Pol Vendeville, Rémi Masson, Emilie Dosquet, Simon Surreaux
2013
p. 63-72
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Turenne aurait toujours éprouvé une appréhension avant le combat alors que certains de ses hommes n’en ressentaient aucune. La nature de l’ennemi dans les conflits périphériques en terra incognita, face à un adversaire « asymétrique » réputé féroce (le Turc, le Maure, affrontés trois fois entre 1664 et 1669) y a sa part ainsi que l’approvisionnement logistique ou le comportement des chefs. Les émotions irraisonnées (peur, panique, courage) peuvent décider de la bataille.
Le soldat français combat l’Infidèle au nom de son roi et pour « l’honneur du nom chrétien ». Ce sentiment identitaire renforce-t-il son moral ? À travers les rapports officiels et les récits des témoins conservés à la Bibliothèque nationale, aux Archives nationales et au Service historique de la Défense, nous examinerons les éléments qui conditionnent la psychologie du militaire engagé en Hongrie, en Crète et en Afrique du Nord.