Entre guerre et paix. Neutralité, armistice et réciprocité sur la frontière entre Metz et Luxembourg dans la première moitié du XVIIIe siècle
2013
Guillaume Lasconjarias

Extrait de : "Combattre à l'époque moderne (édition électronique)"
Sous la direction de Bernard Gainot et Benjamin Deruelle
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Benjamin Deruelle, Paul Vo-Ha, Pascal Arnoux, François-Xavier Petit, Laurent Lemarchand, Guillaume Lasconjarias, Arnaud Guinier, Fadi El Hage, Nathalie Alzas, Pol Vendeville, Rémi Masson, Emilie Dosquet, Simon Surreaux
2013
p. 115-123
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Sur la frontière orientale du royaume de France, et plus particulièrement dans les Trois Évêchés, les élites militaires et civiles disposent, tout au long du XVIIIe siècle, d’une certaine autonomie qui les conduit à mener quand l’occasion se trouve, de véritables opérations de guerre afin de régler des affaires locales. Paradoxalement, au milieu d’un conflit comme la guerre de succession d’Autriche, ces mêmes acteurs s’évertuent à maintenir un état de paix ou de neutralité armée, avec l’accord de leurs souverains respectifs. C’est le cas des relations entre Metz et Luxembourg tout au long du siècle.
Quel rôle jouent les acteurs locaux et provinciaux sur ces logiques de guerre et de paix ? Quel est leur poids dans la décision de faire la guerre et éventuellement d’entraîner le pays dans un conflit ? A contrario, en période de guerre, comment s’arrangent-ils pour préserver leur espace et en faire un havre ?