Terror belli, decus pacis. Le bâton de maréchal de France : une rhétorique de la guerre et de la paix à l’époque moderne
2013
Simon Surreaux

Extrait de : "Combattre à l'époque moderne (édition électronique)"
Sous la direction de Bernard Gainot et Benjamin Deruelle
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Benjamin Deruelle, Paul Vo-Ha, Pascal Arnoux, François-Xavier Petit, Laurent Lemarchand, Guillaume Lasconjarias, Arnaud Guinier, Fadi El Hage, Nathalie Alzas, Pol Vendeville, Rémi Masson, Emilie Dosquet, Simon Surreaux
2013
p. 147-158
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le bâton de maréchal de France portait la devise Terror belli, decus pacis (« terreur pendant la guerre, ornement en temps la paix »). Signe ostensible de la réussite et de l’apogée de la carrière d’un officier général, cet objet de dignité a donné lieu à nombre d’incertitudes historiques. Au-delà de questions classiques (sa création, ses formes, son uniformisation), il s’agit de comprendre comment ce symbole de délégation de pouvoir figura l’autorité supérieure du chef de guerre, tout en devenant un ornement pacifique. En quoi fut-il l’une des manifestations les plus visibles de la faveur royale en temps de guerre comme en temps de paix, au point que plusieurs maréchaux de France furent envoyés comme plénipotentiaires lors de congrès de paix essentiels (Estrades à plusieurs reprises au début du règne de Louis XIV, Huxelles à Gertruydenberg en 1710 puis à Utrecht en 1712-1713, Villars à Rastadt en 1714) ou d’ambassades extraordinaires ? L’iconographie, les lettres de provisions de maréchal de France et certains actes notariés servent à l’analyse.