Entre raison calculatrice et aspirations morales : le choc dans la pensée militaire du XVIIIe siècle
2013
Arnaud Guinier

Extrait de : "Combattre à l'époque moderne (édition électronique)"
Sous la direction de Bernard Gainot et Benjamin Deruelle
136e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Perpignan, 2011
Benjamin Deruelle, Paul Vo-Ha, Pascal Arnoux, François-Xavier Petit, Laurent Lemarchand, Guillaume Lasconjarias, Arnaud Guinier, Fadi El Hage, Nathalie Alzas, Pol Vendeville, Rémi Masson, Emilie Dosquet, Simon Surreaux
2013
p. 84-93
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)

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Le xviiie siècle est une période d’intense réflexion tactique. La notion de choc est en particulier au cœur de la réflexion des officiers qui tendent alors à l’interpréter à la lumière des sciences du mouvement. Ce recours à la mécanique pour appréhender un moment clé du combat s’inscrit pleinement dans le courant des Lumières militaires, marqué avant tout par la volonté d’extraire la guerre du domaine du hasard en la soumettant à des règles et des principes purement géométriques. Au-delà de cette approche rationnelle, il apparaît néanmoins que l’influence exercée par le modèle du choc des corps physiques tient également à l’imaginaire qu’il véhicule. La construction du choc se situe ainsi au croisement entre science et aspirations morales des combattants.