Les cimetières à Paris au XVIIIe siècle : problèmes d’odeurs et de salubrité publique
2014
Ségolène de DAINVILLE-BARBICHE

Extrait de : "Ordonner et régénérer la ville : entre modernités et révolutions (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-Luc CHAPPEY
Avec la collaboration de Vincent DENIS et Jean DUMA
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012

Françoise BAYARD, Fanny MION-MOUTON, Pascal EVEN, Ségolène de DAINVILLE-BARBICHE, Sophie RECLIN, Camille SALLÉ, Bernard BODINIER, Tatiana BAILLEUL, Lionel TRANI, Nicolas MEYNEN
Paris, Éditions du CTHS
2014
p. 51-68
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Depuis le Moyen Âge, Paris inhumait ses morts soit dans les églises, soit dans des cimetières. Cependant, la majorité des Parisiens étaient inhumés dans le cimetière de leur paroisse. Ceux-ci formaient des espaces clos, entourés d’habitations. Leurs fosses communes exhalaient des odeurs pestilentielles. En 1736, à la suite de plaintes du voisinage, le Parlement de Paris fit examiner le cimetière des Saints-Innocents par des experts. Mais leur rapport resta sans suite. C’est un projet d’extension du cimetière de Saint-Sulpice qui incita le Parlement en 1763 à faire visiter tous les cimetières paroissiaux, puis à ordonner en 1765 leur fermeture et leur remplacement par des cimetières suburbains. La mesure ne fut pas appliquée. La question des cimetières ne ressurgit à Paris qu’à partir de 1776 sans trouver de solution, à l’exception de mesures ponctuelles. Les cimetières de Saint-Gervais, Saint-Roch et Saint-Sulpice sont significatifs des problèmes posés par les inhumations urbaines.