Le transfert des cimetières des petites villes de l'Anjou et du Maine (XVIIIe-XIXe siècle)
2014
René PLESSIX

Extrait de : "Ordonner et régénérer la ville : entre modernités et révolutions (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-Luc CHAPPEY
Avec la collaboration de Vincent DENIS et Jean DUMA
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012

Françoise BAYARD, Fanny MION-MOUTON, Pascal EVEN, Ségolène de DAINVILLE-BARBICHE, Sophie RECLIN, Camille SALLÉ, Bernard BODINIER, Tatiana BAILLEUL, Lionel TRANI, Nicolas MEYNEN
Paris, Éditions du CTHS
2014
p. 69-80
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Maine-et-Loire, Mayenne et Sarthe, assimilés aux provinces du Maine et de l'Anjou, comptent trente-sept petites villes. Sur les vingt-huit en observation, quatre échappent à l'obligation – imposée par les lois de 1776 et du 23 prairial an XII – de déplacer leurs cimetières. Dans les vingt-quatre autres les transferts s'échelonnent sur près d'un siècle, le plus grand nombre intervenant entre 1820 et 1869. C'est que municipalités et collectivités mettent un certain temps à prendre conscience du problème puis à trouver un emplacement convenable. Le transfert effectué, les espaces libérés, vendus, disparaissent dans le tissu urbain ou, le plus souvent, deviennent des places publiques dont certaines accueillent le marché hebdomadaire. Deux municipalités en profitent pour y élever de nouvelles constructions : mairie à Chalonnes-sur-Loire, presbytère à Mamers, ce dernier servant à différents usages après la loi de Séparation.