Vente des biens nationaux et urbanisme sous la Révolution
2014
Bernard BODINIER

Extrait de : "Ordonner et régénérer la ville : entre modernités et révolutions (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-Luc CHAPPEY
Avec la collaboration de Vincent DENIS et Jean DUMA
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012

Françoise BAYARD, Fanny MION-MOUTON, Pascal EVEN, Ségolène de DAINVILLE-BARBICHE, Sophie RECLIN, Camille SALLÉ, Bernard BODINIER, Tatiana BAILLEUL, Lionel TRANI, Nicolas MEYNEN
Paris, Éditions du CTHS
2014
p. 102-116
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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La Révolution de 1789 a bouleversé beaucoup de choses, notamment sur le plan politique. Mais a-t-elle joué un rôle en matière d’urbanisme ? En confisquant (puis en vendant) les domaines de l’Église, de la Couronne et des condamnés révolutionnairement, les autorités modifient certes la répartition sociale de la propriété. Mais elles réorganisent également l’Église, ferment les couvents et de nombreuses églises paroissiales, ce qui ne pouvait manquer d’avoir un impact sur l’urbanisme des villes, d’autant que ces édifices sont vendus ou conservés par les administrations qui les transforment alors en services publics. On a souvent abordé la question des ventes nationales sous le seul angle de la propriété foncière alors que l’Église était aussi, en ville notamment, riche d’immeubles de toutes sortes et de terrains. Dans ce contexte, la poursuite de la destruction de remparts devenus inutiles paraît secondaire mais contribue également à modifier le paysage urbain, sans qu’il y ait eu besoin d’une volonté de créer un urbanisme « révolutionnaire ».