Les enjeux de la reconversion des couvents nationalisés sous la Révolution française : le cas du Grand Couvent des Cordeliers de Paris (fin XVIIIe-début XIXe siècle)
2014
Tatiana BAILLEUL

Extrait de : "Ordonner et régénérer la ville : entre modernités et révolutions (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-Luc CHAPPEY
Avec la collaboration de Vincent DENIS et Jean DUMA
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012

Françoise BAYARD, Fanny MION-MOUTON, Pascal EVEN, Ségolène de DAINVILLE-BARBICHE, Sophie RECLIN, Camille SALLÉ, Bernard BODINIER, Tatiana BAILLEUL, Lionel TRANI, Nicolas MEYNEN
Paris, Éditions du CTHS
2014
p. 117-129
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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En 1789, la nationalisation des biens du clergé est à l’origine de bouleversements urbains profonds. Dans l’attente d’être vendus, parcellisés, et pour nombre d’entre eux démolis, les bâtiments des communautés régulières deviennent les habitacles privilégiés des nouveaux équipements citadins. Édifices du passé, leurs reconversions brutales, en casernes, prisons, dépôts, temples de la Raison ou musées les entraînent dans le mouvement de régénération observable sous la Révolution et, dans le même temps, à une échelle européenne. Les espaces libérés à mesure permettent la projection d’un nouvel ordonnancement des rues, des monuments et des institutions envisagé dès la fin de l’Ancien Régime, à travers les suppressions des couvents décidées par la Commission des Réguliers. Le cas du Grand couvent des Cordeliers permet d’illustrer ce processus de sécularisation initié lors du projet de translation au couvent des Célestins, partiellement réalisé sous la Révolution et l’Empire.