Ordonner et régénérer l’ordre urbain tropical : les projets de ségrégation spatiale à la Martinique de 1802 à 1809
2014
Lionel TRANI

Extrait de : "Ordonner et régénérer la ville : entre modernités et révolutions (édition électronique)"
Sous la direction de Jean-Luc CHAPPEY
Avec la collaboration de Vincent DENIS et Jean DUMA
137e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Tours, 2012

Françoise BAYARD, Fanny MION-MOUTON, Pascal EVEN, Ségolène de DAINVILLE-BARBICHE, Sophie RECLIN, Camille SALLÉ, Bernard BODINIER, Tatiana BAILLEUL, Lionel TRANI, Nicolas MEYNEN
Paris, Éditions du CTHS
2014
p. 130-139
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Cet article porte sur la colonie de la Martinique et ses milieux urbains sous le Consulat et l’Empire. En 1802, la paix d’Amiens permet à la France de récupérer la colonie de la Martinique occupée par les Britanniques depuis 1794. Celle-ci n’a pas connu les troubles révolutionnaires et l’abolition de l’esclavage par le décret du 16 pluviôse an II qui ont touchés les autres colonies françaises telles Saint-Domingue et la Guadeloupe. La Martinique a conservé son système esclavagiste et sa société d’Ancien Régime. Nous sommes à l’apogée du « préjugé de couleur » et de la législation ségrégationniste entre les Blancs et les gens de couleur (affranchis et esclaves). Pourtant, parmi les colons, le retour français provoque une volonté de marquer également une ségrégation spatiale dans les campagnes et dans les villes. Ce désir de réorganiser l’espace urbain ne traduit pas seulement une mesure sécuritaire, mais un projet « racialiste » visant à régénérer l’espace martiniquais, lequel s’apparente de près à une sorte d’apartheid primitif qui essaye de se construire.
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1- Un acteur oublié de la composition urbaine : l’armée dans la ville (Bordeaux, XIXesiècle)
Nicolas Meynen
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