La châtaigne, une denrée oubliée dans les rentes seigneuriales et les dîmes ecclésiastiques du Haut-Ségala quercynois (Lot, France)
2014
Yves Truel

Extrait de : "Histoire de l’alimentation humaine : entre choix et contraintes (édition électronique)"
Sous la direction de Sandrine COSTAMAGNO ; 138e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Rennes, 2013

Émilie Gauthier, Vincent Bichet, Charly Massa, Bianca Perren, Hervé Richard, Louis Chaix, Frédéric Alexandre, Alain Génin, José Luis San Emeterio, Marie Derreumaux, Benoît Clavel, Christine Cercy, Yvon Dreano, Anne Bardot-Cambot & Vianney Forest, Marie-Yvane Daire, Loïc Langouët, Sandrine Costamagno, Jean-Philippe Rigaud, Marie-Cécile Soulier, Delphine Kuntz, Jessica Lacarrière, Jean-Christophe Castel, Céline Bemilli, Miguel Biard, Christine Chaussé, Klet Donnart, Yves Truel, Pierre-Emmanuel Paris, Florian Jedrusiak, Nolwenn Kerbastard, Marie-Madeleine de Cevins, Noëlle Icard, Anne-Violaine Szabados, Sophie Dulucq, Célimène Mussini, Olivier Buchsenschutz, Véronique Zech-Matterne, Pierre Mathelart, Alessio Bandelli, Ginette Auxiette, Christiane Demeulenaere-Douyère, Sophie Bresc-Litzler
Paris, Éditions du CTHS
2014
p. 188-199
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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À l’Époque Moderne l’« arbre à pain » occupe un vaste territoire autour du Massif Central, des Cévennes au Périgord. Il constitue une ressource vivrière essentielle pour des populations en croissance démographique rapide. Pourtant, alors que les prélèvements sur les revenus de la paysannerie sont considérables, les châtaignes n’apparaissent pas dans les rentes seigneuriales en nature et les dîmes.
À l’aide des compoix du début du XVIIe siècle dans le Haut-Ségala quercynois, jouxtant la châtaigneraie cantalienne, nous préciserons l’importance de cette production largement équivalente à celle du seigle. Quelques hypothèses seront proposées pour tenter d’élucider cette absence. Le décalage chronologique entre l’accensement des mas, au XVe siècle, et l’expansion de la châtaigneraie est une voie d’explication. Mais elle est insuffisante pour expliquer l’inertie de la seigneurie ecclésiastique et le fait que c’est seulement au milieu du XVIIIe siècle que quelques curés oseront affronter les communautés d’habitants pour dîmer les châtaignes.