Les expositions universelles : entre marketing agro-alimentaire et internationalisation du goût
2014
Christiane Demeulenaere-Douyère

Extrait de : "Histoire de l’alimentation humaine : entre choix et contraintes (édition électronique)"
Sous la direction de Sandrine COSTAMAGNO ; 138e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Rennes, 2013

Émilie Gauthier, Vincent Bichet, Charly Massa, Bianca Perren, Hervé Richard, Louis Chaix, Frédéric Alexandre, Alain Génin, José Luis San Emeterio, Marie Derreumaux, Benoît Clavel, Christine Cercy, Yvon Dreano, Anne Bardot-Cambot & Vianney Forest, Marie-Yvane Daire, Loïc Langouët, Sandrine Costamagno, Jean-Philippe Rigaud, Marie-Cécile Soulier, Delphine Kuntz, Jessica Lacarrière, Jean-Christophe Castel, Céline Bemilli, Miguel Biard, Christine Chaussé, Klet Donnart, Yves Truel, Pierre-Emmanuel Paris, Florian Jedrusiak, Nolwenn Kerbastard, Marie-Madeleine de Cevins, Noëlle Icard, Anne-Violaine Szabados, Sophie Dulucq, Célimène Mussini, Olivier Buchsenschutz, Véronique Zech-Matterne, Pierre Mathelart, Alessio Bandelli, Ginette Auxiette, Christiane Demeulenaere-Douyère, Sophie Bresc-Litzler
Paris, Éditions du CTHS
2014
p. 313-324
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
  Article en pdf à télécharger gratuitement
Les expositions universelles internationales sont un événement marquant de l’histoire de la seconde moitié du XIXe  siècle. Notre imaginaire leur associe principalement des images liées à la technique et à l’industrie. Toutefois, elles ont accordé aussi une large place à l’agro-alimentaire. Les produits agricoles y sont exposés pour leur valeur économique et commerciale intrinsèque. Et les attractions destinées au grand public ne manquent pas de mettre en avant des produits alimentaires «  exotiques  » pour les représentations plus ou moins fantasmées qu’ils portent (point d’exposition orientale sans son «  café maure  »). Qu’il s’agisse en premier lieu de nourrir les visiteurs dans l’enceinte de l’exposition ? ces manifestations très populaires ont drainé des millions de visiteurs (11 à 15 millions en 1867, 50 millions en 1900, dans le cas des expositions parisiennes) ?, de promouvoir des produits nouveaux comme, par exemple, le fromage de Roquefort dont l’image marketing a été en grande partie construite en 1867, ou de dépayser le public occidental en lui proposant des gastronomies venues d’ailleurs, la nourriture est présente à chacun des détours de leurs allées. Dans ce domaine comme dans d’autres, les expositions universelles internationales ont été des lieux de rencontre, de confrontation et de mélange des cultures.