Trop boire et trop manger L’iconographie de la gloutonnerie dans l’enluminure des XIVeet XVe siècles
2015
Marlène DELSOUILLER

Extrait de : "Représentations et alimentation : Arts et pratiques alimentaires (édition électronique)"
Sous la direction de Dominique POULOT
138e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Rennes, 2013

Marlène DELSOUILLER, Delphine DURAND, Sandrine KRIKORIAN
Paris, Éditions du CTHS
2015
p. 9-23
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Cet article met en valeur l’iconographie de la gloutonnerie à la fin du Moyen Âge dans les manuscrits enluminés. L’observation des images conduit à suivre le classement suivant : gloutons sur cette terre, en Enfer, au Purgatoire. Nous examinons les spécificités de chacune de ces catégories. Les représentations mettent l’accent sur l’aspect physique du glouton, sur son type social, sur la nourriture et la boisson absorbées ainsi que sur la quantité ingérée. Elles blâment certaines attitudes et insistent en particulier négativement sur le cas de la consommation de viande. Un discours revient comme un leitmotiv : la gloutonnerie est un péché mortel et celui ou celle qui s’y adonne est voué aux affres de l’Enfer. Pourtant, dans la Divine Comédie, Dante place ces pécheurs au Purgatoire où ils doivent endurer de terribles souffrances. Néanmoins, leur pénitence achevée, ces hommes et ces femmes accèdent au bonheur suprême du facie ad faciem éternel.