La consommation d’animaux aquatiques dans le bassin de la Somme durant les périodes médiévale et moderne
2015
Christophe Cloquier et Benoît Clavel

Extrait de : "Tous à table ! Repas et convivialité (édition électronique)"
Sous la direction de Christiane Demeulenaere-Douyère
138e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Rennes, 2013
Textes de Françoise Bayard, Serge Bianchi, Cécile Bouet, Catherine Chadefaud, Benoît Clavel, Christophe Cloquier, Hubert Delorme, Laure Gevertz, Arbia Hilali, Jean-Loup Lemaitre, Jérôme Louis, Federica Masè, Gersende Piernas
Éditions du CTHS
2015
p. 83-98
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Durant les périodes médiévale et moderne, la consommation des animaux fut largement conditionnée par la religion, et donc par les règles alimentaires préconisées par l’Église. Durant les nombreux jours maigres, elle était limitée aux espèces aquatiques, comme les poissons, mais pouvait également être étendue aux oiseaux ou aux mammifères. Dans des proportions qui restent à préciser, cette pratique alimentaire est connue par les sources archéologiques et documentaires, notamment pour l’établissement du tableau faunistique. En fonction des espèces attestées se dégagent des traits propres à certains groupes sociaux ; ainsi les caractères de type seigneurial apparaissent-ils nettement. Mais suffisent-ils, dans le cadre particulier de la vallée de la Somme, à lisser les effets de l’environnement ? À la lumière des sites étudiés ces dernières années dans le bassin de la Somme, la place des animaux aquatiques dans l’alimentation et la signification de leur présence ou de leur absence sur les sites seront alors abordées.