L’alimentation à l’abbaye royale des bénédictines de Saint-Sulpice-la-Forêt (Ille-et-Vilaine, 1685-1792)
2015
Hubert Delorme

Extrait de : "Tous à table ! Repas et convivialité (édition électronique)"
Sous la direction de Christiane Demeulenaere-Douyère
138e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Rennes, 2013
Textes de Françoise Bayard, Serge Bianchi, Cécile Bouet, Catherine Chadefaud, Benoît Clavel, Christophe Cloquier, Hubert Delorme, Laure Gevertz, Arbia Hilali, Jean-Loup Lemaitre, Jérôme Louis, Federica Masè, Gersende Piernas
Éditions du CTHS
2015
p. 99-110
Collection : Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques (édition électronique)
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Parmi les études des consommations alimentaires, celles des communautés religieuses d’Ancien Régime offrent des pistes de compréhension identifiables et tout à fait pertinentes au sein du premier ordre. Manger est un acte encadré, contraint, demandant de la tempérance. Les repas prennent une identité sacrée. Il s’opère une transmutation de la nourriture. Les comptes de dépenses de l’abbaye royale des bénédictines de Saint-Sulpice-la-Forêt sont les plus importants du département d’Ille-et-Vilaine. Cet article propose l’étude quantitative, qualitative et symbolique des aliments consommés par l’abbaye. La publication des Constitutions en 1685 est le point de départ de l’étude, et le départ des religieuses en 1792 la clôt. Les points importants sont une alimentation marquée par le jeûne (180 jours par an en moyenne) et la règle de saint Benoît, une alimentation proche de celle de l’aristocratie, mais sans ostentation. Du point de vue sociologique sont principalement abordés les thèmes de la gourmandise, des manières de table et du service.